TSHEGUE

Après un premier EP en 2017, Survivor, et une impressionnante série de concerts qui l’aura conduit à transporter leur énergie unique sur toutes les scènes de France et d’Europe pour se faire un nom, le duo Tshegue a pris le temps de maturer et faire progresser son nouveau projet, Telema. Dans la continuité de Survivor, ce deuxième EP poursuit cette synthèse artistique singulière entre énergie punk débridée, souffle rythmique aux influences africaines et environnement électronique galvanisant pour un résultat à la hauteur du caractère hautement unique du groupe.

Telema c’est une prise de conscience et une prise de confiance, nous avons réalisé qui nous étions, nous avons eu moins peur des mots. Tous les titres de cet EP forment une chaîne”, annoncent Faty Sy Savanet et le percussionniste Nicolas Dacunha alias Dakou, qui forment ensemble Tshegue. Bien qu’on les confine depuis leur premier EP Survivor, à des genres hybrides comme l’afro-punk et l’afro-pop, ils sont encore trop étroits pour l’énergie de Tshegue : “on a un côté afro-pop pour le côté ndombolo car notre beat vient de cette musique congolaise mais nous l’associons à la musique électronique d’aujourd’hui”, élongent-ils.

Avec eux les musiques traditionnelles sortent de leur jus et rechargent leurs batterie dans leurs vies métissées : Faty par sa mère congolaise d’origine Sénégalaise, Dakou par des séjours cubains qui ont transformé son approche du rythme, et lui ont donné le goût de chiner des percussions. Le titre qui donne son nom à l’EP Telema, enregistré en studio à Paris, signifie “debout”, “levez-vous” en lingala, une injonction aussi à s’élever, qui se transmet par une guitare blues touareg et ces percussions toujours de transe. “Cette ballade parle des vices qui prennent le dessus sur nous comme l’argent, le sexe, la drogue et surtout d’essayer un maximum de garder un pied dans la réalité pour avoir de la force de pouvoir transmettre.”, résume Faty.

Sur le même thème mais dans une énergie toujours renouvelée, Solola est “un mélange de hip hop pour la batterie et de garage de Détroit, notre garage préféré”, explique Tshegue. C’est aussi “la prise de conscience de quelqu’un qui décide de s’affirmer et qui en a ras le bol d’être confiné dans un cadre”, détaille Faty, trop frénétique pour être vitrifiée dans une seule pose. Avec elle la langue est toujours en mouvement, en anglais et en lingala, et le langage qui ne nécessite aucune traduction restera celui du rythme. Des riffs rock associés à des percussions et tambours redistribuent ainsi les cartes sonores que certains pensent figées et les dispatchent sur le globe.

Je suis très content que la musique congolaise ne soit pas réduite à un canton et qu’elle devienne de plus en plus mainstream, qu’on l’entende en soirée, car c’est comme ça que la musique mélangera les gens”, prêche même Dakou. Une mission prise avec autant de sérieux par Faty : “On est là pour resserrer les liens entre les cultures africaines et occidentales, c’est le devoir de notre génération de rester forts et soudés”. Le titre M’Benga Bila est le pic d’adrénaline de Téléma, “c’est un titre sur l’action d’appeler la police, la dernière solution quand la communication est coupée entre les gens plutôt que de trouver un point de médiation”, éclaire Dakou.

Chaque titre de Tshegue est une tentative réussie de reconnexion par la transe, plus horizontale et lente sur Telema, elle prend la forme d’une boucle euphorique sur The Wheel. Le titre apparaît aussi en version remixée pour cet EP par DJ Marfox, DJ angolais-portugais qui avait su électriser leurs oreilles adeptes de Kuduro. Hymne Motorik qui réconcilie les écoles allemandes et congolaises de la transe, “The Wheel dit “que la route est longue qu’il ne faut pas s’attarder sur le passé, qu’il faut tracer”, résume Faty.

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Antonin Despins – antonin.despins@olympiaprod.com

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